L'infidélité ça ne touche pas que l'amour, ça touche aussi les paroles, un secret qu'on nous a confié, ou (là j'y vais un peu fort, j'avoue
) l'adhésion à la Résistance pendant la deuxième guerre mondiale.
Quand on est fidèle à quelque chose ou à quelqu'un, on s'engage à l'être tout le temps, envers et contre tout.
S'engager, c'est quoi ? C'est ne pas revenir sur sa décision, peser soigneusement le pour et le contre, être sûr de ses sentiments, imaginer toutes les situations.
On a toujours le choix de s'engager ou non. Quand, devant l'autel, le prêtre nous demande de jurer fidélité à notre futur conjoint : si on ne se sent pas prêt, on a tout à fait la possibilité de dire "non". Ca fera souffrir notre compagnon, mais ça le fera moins souffrir que de prononcer "oui" et de le tromper avec un autre quelques mois plus tard.
Quand un ami souhaite nous dire un secret, on peux très bien dire : "ne me dis rien, je ne pense pas être capable de le garder pour moi."
Quand un mec de la Résistance propose son adhésion à un pote, celui ci peut très bien dire : "désolé vieux, mais je pense à ma famille, moi je préfère ne pas m'engager, au risque de vous trahir".
Avant de jurer fidélité, on fait obligatoiremment un choix. Et dans toutes les circonstances, on aura toujours le choix. Il suffit de faire le bon.
Je ne permettrai pas de juger, mais pour moi l'infidélité, c'est mal. C'est l'irrespect de l'autre, c'est bafouer une promesse et c'est foutre un choix en l'air.
Après, on peux regretter, bien sûr. Mais ça ne suffit pas. L'infidélité est pardonnable si on la répare. Et ça encore c'est possible. Il suffit de choisir.
Les Hommes naissent libres, non ? Dans leur tête, je parle. Ils ont donc toujours le choix entre s'engager ou non. Et ils ont toujours le choix entre se racheter ou non.
Pour moi, c'est un fait. Des hommes sont morts pour protéger la fidélité qu'ils vouaient à quelque chose ou quelqu'un. Ils n'avaient pas grand chose de plus que nous. Ils ont fait un choix, c'est tout. Et ça, tout être humain en est capable.