Aah, ça faisait longtemps que je n'étais pas venue me fighter sur le forum de Won donc je profite du hasard qui me fait tomber sur ce débat en pleine ébullition et dont le sujet me tient à coeur.
Combien de personnes prônent l'homosexualité et l'ouverture d'esprit mais refusent tout net d'entendre un avis divergent ? La contradiction et le paradoxe sont certes des caractéristiques bien humaines, mais enfin bon, la cruauté aussi, c'est pas pour autant qu'on va aller démembrer des bébés chats avec un ouvre-boîte. Est-ce que quelqu'un d'autre voit la différence entre tolérance ultime et homophobie ou je suis la seule à ne pas me limiter à ces cases prédéfinies ?
La tolérance ultime, c'est dire : chacun fait ce qu'il veut, on s'en fout. L'homosexualité ? Ouais, pas de problème !
La société d'aujourd'hui est à fond dans la tolérance ultime. Tout doit être permis, vivez fous, profitez, libérez-vous, n'oubliez pas d'acheter toutes ces séries trop in sur les gays au passage, et d'ailleurs devenez gays, ce sont des consommateurs idéaux. Belle façade, n'est-ce pas ?
Qui parmi tous ces beaux défenseurs de l'homosexualité a véritablement réfléchi à la question ? Parce que pour moi, répondre à un propos à tendance homophobe avec un "t'es étroit d'esprit", c'est être sévèrement à côté de la plaque. Sérieusement, quel est la véritable puissance de cet argument ? La tolérance ultime, c'est aussi ne plus se poser de limites. Et pourtant, on en a tous besoin.
Pourquoi ne pas poser sur l'homosexualité un regard neuf et s'interroger véritablement au lieu de dire "je m'en fous, je suis pour parce que être tolérant c'est le bien" ?
Il est évident que des gens puissent avoir une certaine éthique et qu'elle ne corresponde pas à la votre. Il est fort dommage que ces différences d'opinions n'aient pas ouvert le débat. Pourquoi ne pas approuver l'homosexualité ? Pourquoi l'approuver ?
Bon, il y a sûrement un sujet de ce type déjà ouvert quelque part sur ce forum, donc next. Ce que je voulais surtout relever et que je trouve intéressant, c'est le fait qu'il est très facile de se sentir en droit de hurler contre tout propos intolérant, aussi léger soit-il, mais plus difficile d'appliquer la chose. Comme disait Kantotsu, malgré tous nos discours, on a tous des préjugés solidement ancrés au fond de nous, inconscients ou non. Combien de personnes déclarent trouver l'homosexualité parfaitement normale mais détournent instinctivement le regard lorsqu'elles croisent un couple homo dans la rue ? D'expérience je vous le dis : beaucoup.
Pour revenir au coeur du débat et sachant que tout a quasiment été dit, j’énumérerais quelques faits qui selon moi font assez simplement le tour de la question :
- Les vrais bis, ceux qui le sont pendant toute leur vie et pas ces ados en dérèglement hormonal compréhensible mais passager, ne SONT PAS des homos qui ne s'assument pas NI des hétéros en quête de piment dans leur vie sexuelle.
- Ils ne SONT PAS non plus homo lorsqu'ils sortent avec une personne du même sexe et hétéro lorsqu'ils sortent avec une personne du sexe opposé. Ils sont bi tout le temps, dans leur corps, dans leur coeur et dans leur tête.
- Ce qui ne veut bien sûr pas dire qu'ils sont adeptes du triolisme, échangisme ou autres pratiques du même genre, sexuelles ou sentimentales.
- Cela ne veut pas dire non plus qu'ils sont les infidèles de service, même si ce point en soulève beaucoup d'autres.
- Ce qu'on oublie souvent : ils sont très fortement concernés par une biphobie intense et continue, autant du côté des hétéros que des homos. Eh oui, on aurait pu penser l'inverse pour les derniers, mais non. Les bis sont les moins reconnus puisqu'ils ne rentrent dans aucune case.
- Dieu Bélial > Ta remarque est légitime. Je pense qu'on peut choisir entre ketchup et mayo, c'est vrai. Mais c'est déjà plus difficile de choisir des ciseaux pour gaucher quand on est droitier. Encore faut-il être certain d'être bien droitier. On peut donc se demander : est-ce que la sexualité est vraiment une question de choix ?
Bon, je rappelle que ce que je viens d'exprimer est subjectif, que ça n'engage que moi, blablabla, et que je ne juge personne ici, que c'est justement parce que je respecte tous les points de vue que je m'amuse à les remettre en question en les confrontant entre eux.