Que ce soit pour l'obésité ou l'anorexie/boulimie, je pense que les parents ont leur rôle à jouer. Pour les premiers, en leur inculquant qu'il est important de manger sain et varié (ça fait sermon de médecin, je sais
), et pour les autres, d'ouvrir les yeux. Je dis ça, parce que ma meilleure amie, qui a toujours été très grande et mince, a - si on peut dire ça, car même si ça a inquiété de nombreuses personnes, ça n'a jamais été dit au grand jour - sombré dans l'anorexie suite à un événement personnel qui l'a fort marquée. Bref, à l'école, tout le monde me prenait à part pour me demander si elle allait pas bien, ce qui lui arrivait... On en parlait entre copines quand elle était pas là, et on savait que les profs en parlaient aussi entre eux... On essayait de lui sous-entendre ce qu'on pensait par des allusions, auxquelles elle n'a jamais prêté attention. Sujet tabou, quoi, personne - ni moi - n'a eu le courage de lui dire en face... La connaissant comme très rancunière et du genre à en vouloir pour longtemps, on avait peur qu'elle se renferme encore plus, qu'elle croie qu'on se soit ligués tous contre elle... Je sais que ces mois ont été durs pour elle, mais qu'est-ce qu'ils ont été durs pour nous aussi... Peu importe, on réfléchissait au moyen de l'aider sans qu'elle se braque. J'en viens au rôle des parents... Car rien ne bougeait. On osait pas. On l'aurait bien fait, quitte à ce qu'elle ne nous parle plus ça on s'en foutait, on voulait avant tout l'aider. Mais on l'a pas fait. Pourquoi ? A cause de sa mère, qui a toujours nié que l'état de sa fille déclinait, et que sa santé pouvait être en danger. Si au moins elle avait eu un entourage familial solide, sur qui elle aurait pu s'appuyer, mais non. On se contentait de grandes allusions, car on savait que si on perdait sa confiance, elle serait toute seule, y aurait plus personne pour voir qu'elle allait mal et pour l'aider.
Aujourd'hui heureusement, elle s'en est remise et mange normalement, même si elle reste toujours mince...
Mais j'en veux toujours à sa mère, énormément (même si je ne sais probablement pas toute l'histoire). Elle, elle ne l'a pas vue en maillot à la piscine, moi si. Et la première image qui m'est venue en tête en la voyant arriver, toute frêle, a été celle d'un survivant des camps...
(Désolée si vous trouvez que ce témoignage - qui n'est pas vraiment celui d'une personne qui a vécu un problème de poids, mais plutôt qui a vécu aux côtés d'une personne souffrant de ces problèmes - est du racontage de vie...)
Je sais que pour le poids (pour les filles, du moins), un IMC aux alentours de 20 ou 21 est considéré comme normal... Plus l'IMC est bas, plus la personne est considérée comme ano, et inversément. Je crois que les "seuils" sont 18 et 25, mais je suis plus sûre...
Sinon, y a un truc très simple pour voir si on a un poids normal (toujours pour les filles, désolée mais pour les mecs j'en sais rien
), il suffit de prendre sa taille, et de retirer 10. (ex : 1,65 m > 65 - 10 = 55 kg).
Mais après ça, ce que j'en dis, c'est pas de rentrer dans une norme pondérale qui compte, le principal est de se sentir bien dans sa peau et dans son corps.