Selon moi, on ne peut pas être "pour" ou "contre" l'euthanasie comme on est pour ou contre telle idée, comme par exemple, être pour ou contre l'interdiction de fumer dans les lieux publics, ou autre, car c'est un sujet que l'on ne peut plus personnnel.
En effet, les circonstances ne sont jamais les mêmes, et on ne pourra jamais les généraliser. La souffrance d'une personne et la manière dont elle réagit est extrêmement personnelle. C'est pour cela que c'est un sujet délicat et difficile.
Qu'est ce que "trop souffrir" ? Existe une limite de l'acceptable dans la souffrance ? Car c'est aussi de cela qu'il s'agit. Si l'euthanasie est légalisée, des « normes » seraient peut être définies, mais, comment dire à une personne en souffrance, « vous, vous pouvez être euthansasié » ; et à une autre, « vous, non. » Et s’il n’y a pas de règles, tout le monde pourrait venir, sur un coup de tête, pour être euthanisié (certes, c’est exagéré, mais je crois que vous voyez ce que je veux illustrer). Le cas de Mme Sébire, qui était atteinte d’un neuroblastome, a fait quelques vagues cette année. Devant se requête, le gouvernement ne pouvait pas l’autoriser juridiquement. Cette dernière avait refuser l’opération qui aurait pû la soigner. Requête valable ou irecevable ? Je pense que que personne ne peut l’affirmer ici. En cela, l’euthanisie reste sans réponse jurirdique, pour le moment.
De plus, l’euthanisie recoupe le sujet de la souffrance, extrêmement pénible, et on ne peut s’empêcher de penser à la « valeur de la Vie ». Un sujet comme « la vie vaut elle la peine d’être vécue » reste d’actualité, et plus encore sur le point de l’euthanasie. C’est pour cela aussi que l’approche de l'euthanasie est extrêmement personnelle, car, je pense, que l’on se pose la question quant à la valeur de NOTRE vie, dans cette souffrance immense.
De mon point de vue, l’euthanasie est du suicide, même si on ne se tue pas soit même dans le sens du terme, car on désire sa mort et on essaie de la mettre en œuvre. Je ne peux qu’éprouver une grande peine pour ces personnes en souffrance qui veulent mourir. Je ne connais rien de leur histoire, mais je pense que dans leur vie, il a dû manquer ce « quelque chose » qui aurait fait qu’elles veuillent vivre. Dans le cas de l’euthanasie, ces personnes veulent mourir parce qu’elles souffrent. Mais, sans juger personne, je ne peux m’empêcher de penser que derrière cela il existe autre chose. Selon moi, le Vie n’est pas considérée comme elle le devrait. Je vais sûrement dire des choses qui vont en choquer quelques uns, mais, pour moi, vivre en souffrance vaut mieux que de ne pas vivre. Mais, dans la société actuelle la « vie sans soucis », le Hakunamatata contemporain, prime sur la vie tout court. La vie n’est malheurseusement pas sans souffrance, mais ça ne l’empêche pas de nous réserver des surprises, et d’être un beau cadeau. Je trouve cela triste que l’on nje s’en rende pas compte. Plus que de débats sur l’euthanasie, ces malades en souffrance ont, à mon humble avis, plus besoin que l’on leur redonne goût de vivre, malgré ses souffrances. Les aider, plus que les tuer.
Moralement, je ne peux accepter l’idée « d’autoriser une personne à en tuer une autre », et encore moins le médecin qui est là pour soigner, et non pour tuer son patient (il en va de même pour l’infirmière). Pourquoi la Vie, ce don que nous avons de plus précieux avant tout autre et de qui découle tous les autres, n’est elle pas considérée comme telle ? Oui, la Vie est source de belles choses, mais oui, aussi de souffrances. Pourquoi promouvoir l’euthanasie et l’acharnement thérapeutique, alors que les soins palliatifs font des miracles autant en matière de respect du malade que l’apaisement de ses souffrances. Bref, je pense que vous aurez compris mon point de vue : l’euthanasie n’est pas et ne sera jamais la solution (s’il en existe une) à la souffrance.
P.S : Masako, le cas d'être maintenu en vie artificiellement est, je crois, encore distingué de l'euthanasie...