Selon moi, il existe 2 types de suicidaires :
- Le premiers type ce sont ceux qui ce suicide sous le coup d'une impulsion, l'individu dès la première difficulté, la première contrariété, le premier imprévu, ne supporte plus la vie, ne se supporte plus et tombe dans un état de dépression, ne se voyant aucun avenir, se morfondant dans le noir.
Alors il fait la première chose lui venant à l'esprit pour mettre fin à cette souffrance... la mort. Il ne prend pas le temps d'analyser la situation, de penser aux autres, il ne prend pas le temps de voir si ça vie va changer, si son malheur va passer il ne va pas essayer de changer.
A ce moment là, oui j'admet que l’individu est faible d'esprit et qu'il est un lâche, pensant d'abord à lui et aux autres après. Il n'a pas prit le temps d'essayer d'arranger les choses et s'est même peut-être donné la mort pour rien.
- Le deuxième type, ce sont ceux qui se suicide après de nombreuse années "d'envie", après avoir mûrement réfléchit à la question. A ce moment la l'individu souffre depuis des années souvent même depuis son plus jeune âge et ce pour des raisons multiples :
Passant d'une maladie physique particulièrement lente, éprouvante et douloureuse, mettant l’individu devant sa propre image / santé qui se dégrade rapidement au fil des ans, sachant qu'il n'y a aucun espoir de changement, que sa maladie ne se guérie pas. Quand il voit bien que tout ceux qui l'entourent souffrent de le voir comme ça, et on du mal à prendre soin de lui devant parfois faire des sacrifices que ce soit financièrement, professionnellement ou bien socialement, pour pouvoir s'occuper de lui, lui qui est malade, et il ressent peut être même des fois que la personne en face de lui souhaiterait qu'il meurt pour qu'elle elle puisse vivre sa vie au lieu de s'occuper de la vie fictive d'un mourant condamné quoi qu'il en soit.
Mais aussi par ceux qui souffrent d'une maladie ou d'un trouble mental (souvent lié intimement à une douleur physique violente et douloureuse) qui est dû le plus souvent à une enfance des plus difficiles, et à un traumatisme quelconque.
Un traumatisme, une enfance, des souvenirs qui les accompagneront et les hanteront toute leur vie durant, les douleurs du passé revenant s'en cesse à la surface, devenant de plus en plus douloureuses, de plus en plus dures, de plus en plus violentes, anéantissant toutes vos bonnes résolutions, vous faisant tout recommencer à zéros.
Votre entourage ne vous comprend pas, NE PEUT PAS vous comprendre, que toute votre vie n'est que mensonges et faux semblant pour qu'on vous aime, pour qu'on n'ai pas peur de vous, pour ne pas être rejeté. Quand vous vous forcez à sourire pour pas qu'on s’immisce dans votre « bulle de protection », pour pas qu'on ne vous pose des questions trop gênantes auquel vous ne pourrez pas répondre car vous ne vous comprenez pas vous même vous ignorez comment vous marchez, pour pas qu'on s'inquiète pour vous, pour pas être un fardeau pour eux.
Quand tout ces mensonges deviennent trop dure et que vous vous confiez, on vous regarde différemment, on vous traite de monstre et vous êtes abandonné par votre famille mais aussi par ceux qui la veille encore ce disaient vos amis, des amis de longues dates, des amis d'enfance.
Quand vous perdez tout et que plus rien ne vous rattache à la vie, car votre maladie/trouble mentale est incurable et ne vous lâchera jamais, quand la société ne veut pas de vous...
Alors dans ces cas du type de suicidaire « non impulsif », le suicide n’est pas un échappatoire, n'est pas une forme de lâcheté, ni une faiblesse. Car vous y avez réfléchis longuement, vous avez souffert à de nombreuses et innombrables reprises.
Vous avez attendu et espéré en vint de l'aide, un remède, de la compréhension, mais au lieu de ça vous trouvez du mépris, de la peur, des esprits complètement bornés qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, ainsi que de l'abandon.
Le jour ou tout ceux qui ont compté pour vous, vous ont lâché lamentablement, ce jour là, la mort devient une évidence qui s'impose d'elle même. Ce n’est pas un désir morbide, ni masochiste. Ce n'est pas non plus uniquement pour mettre fin votre souffrance si énorme fût-elle. Non, c'est juste qu'on n'a plus rien à perdre sur Terre et que pour vous la mort c'est un espoir, un rêve qui peut devenir réalité et qu'il suffit de provoquer.
Dernière modification par Ayra (29-08-2011 22:49:24)