[quote][b]Nathéo a écrit:[/b]
J'ai quelques questions pour toi : est-ce que tu programmes souvent ? Est-ce que tu comprends que le but d'un algorithme est d'accomplir un objectif, [u]peu importe ce qu'il peut être[/u] ? Qu'il n'est pas seulement dédié à l'informatique, bien que cette dernière se base dessus ?[/quote]
- Non, pas vraiment souvent, ça m'arrive mais ça n'est pas vraiment une habitude chez moi.
- - Je suis bien conscient que le but d'un algorithme est d'accomplir un objectif, comme je l'ai souligné dans mon précédent post, mais peu importe ce qu'il peut être? Non, pour la simple et bonne raison que jusqu'à preuve du contraire, un algorithme est incapable de déterminer [i]le jour de la mort d'un individu[/i] ou tout simplement [i]les désirs d'un autre[/i], les [u]possibilités[/u] d'un algorithme, comme je l'ai souligné précédemment, restent par définition dans le domaine d'atteinte de la "[b]science[/b]" - pas de l'informatique, je le répète -
[quote][b]Nathéo a écrit:[/b]
Il peut être d'une très grande richesse et complexité. Et bien qu'[b]étant fini et déterminé[/b], ça ne l'empêche en rien, de [i]pouvoir traiter un [u]nombre infini[/u] d'éléments[/i], tant qu'il est spécifié à l'intérieur comment les traiter.(1) Autrement dit, tu visualises très mal le problème étant donné que tu ne l'abordes pas du point de vue d'un humain, de son rapport à l'acquisition de connaissance. (puisqu'en philo, il me semble que c'est sa principale utilité, [b]acquérir la Vérité, vraie[/b](1')) Je veux dire par là, que lorsque l'on atteint un [i]élément nouveau de "la raison"[/i](1"), et tu vois, là je montre le problème de ton raisonnement, on l'acquiert par [u]petite parties [b]finis[/b][/u], et pour chacune d'entre elles [u]on [b]peut[/b] avoir recourt à l'algorithme qui définit le moyen de l'obtenir.[/u](2)[/quote]
(1) L'algorithme, comme toi et moi nous accordons bien à le déclarer, est [u]fini et déterminé[/u] donc, son nombre d'opérations, [i]aussi grand soit-il[/i], est nécessairement [u]fini et déterminable[/u] car sinon, [b]l'algorithme ne se terminera jamais vu qu'il n'aura jamais fini, tout simplement[/b]. Ceci dit, comment voudrais-tu qu'il puisse [u]se terminer[/u] s'il traite un nombre [u]infini[/u] d'éléments? ça me semble bien invraisemblable comme proposition.
(1') (petite parenthèse 1) vérité qui au passage ne sera jamais trouvé car le philosophe ne prend pour vrai que ce que la raison juge ainsi, raison qui aura toujours à redire dessus, toute réponse étant en réalité une nouvelle question, en philosophie, rien n'est faux et rien n'est vrai, tout est à prouver, trouver et [u]comprendre[/u] . [i]Si je ne m'abuse[/i], c'est ça, la philosophie.
(1") (petite parenthèse 2) Un élément nouveau à un ensemble qui se veut déjà infini et omniscient? ça me semble un peu "ironique" comme concept - dans le cadre de la philosophie - [i] à moins que les guillemets devaient faire penser autre chose?
[/i]
(2) Séparer en petites parties [i]finies[/i] un ensemble [i]infini[/i] .. Pourquoi pas? [u]Très[/u] bonne initiative mais combien de petites parties, ça nous fera pour retrouver "l'intégralité" de notre ensemble? .. Oui, [u]une infinité[/u]. Et comme toi et moi nous accordons encore à le dire, pour pouvoir avoir recours à un algorithme, il faut un ensemble fini, chose qu'on aura, mais une [b]infinité[/b] de fois, encore une fois, l'algorithme ne connaîtra jamais de fin.
[quote][b]Nathéo a écrit:[/b]
Bref, quand tu parles d'algorithme, tu me donnes l'impression de ne pas trop savoir ce que c'est, c'est une notion bien plus générale et fondamentale que l'idée que l'on peut en avoir (c'est à dire pas exclusivement réservée aux sciences).[/quote]
Laisse moi te rassurer, je n'ai sûrement pas toutes les connaissances du monde concernant les algorithmes, c'est vrai après tout, tout ce que je sais, je l'ai appris d'autres personnes ou par moi-même mais je pense en savoir bien assez pour le cadre de cette discussion ; et oui, effectivement, c'est une notion générale et fondamentale dont un des résumés nécessaires et suffisants a été présenté dans mon précédent poste, mais oui, il est exclusivement lié à des [u]méthodes scientifiques[/u] même s'il ne sert pas que la science, d'un autre côté, [b]la science ne sert pas qu'à elle-même[/b], si?
Pour finir, je ne serais pas surpris qu'il y ait une, même plusieurs erreurs dans mon raisonnement, mais pour le moment, je n'ai pas l'impression que tu aies mis le doigt dessus ; d'autant plus que je ne sais pas si tu l'as fait exprès mais là, la question n'était pas de voir [u]les capacités ou les utilités de l'algorithme[/u] mais aussi et surtout [u]son lien plus ou moins intime avec les écrits philosophiques[/u] comme proposé plus bas. 
[quote][b]Spartan~117 a écrit:[/b]
Mais il a un but, donc un [u]processus[/u] pour y parvenir, lui-même soumis à [u]des règles[/u]. Et cet ensemble constitue un [b]algorithme[/b].
Au passage, [u]l'infini est également traité en mathématique sans pour autant être quantifié[/u]. Ça va de celui tout bête qui consiste à compter jusqu'à plus soif, à Pi (même s'il se rapproche plus de l'indéfini que de l'infini), en passant par des paradoxes tels que l'infinité décimale. Qui en deux mots consiste à dire qu'un écart fini entre 1 et 2 cache une infinité de nombre. (1,1, 1,01, 1,001...)[/quote]
Processus soumis à des règles qui par définition, n'étant fixées que par la raison, peuvent avoir autant de sens qu'il le faut, le philosophe ne dira pas [i]Oui ou Non[/i] mais [b]Comment? Et Pourquoi?[/b] car pour lui aucune réponse n'est une réelle réponse et tout sera sans cesse repenser, encore et encore - je crois. - . Ainsi, par la définition que j'ai présenté dans mon précédent précédent post, parler d'algorithme semble peu viable.
" [u]l'infini est également traité en mathématique sans pour autant être quantifié[/u] " Oui! Je suis on ne peut plus d'accord, mais, non, [b]Les mathématiques ne peuvent pas traiter infiniment[/b] et c'est soit dit en passant pour ça qu'on ne les quantifie pas.