Tsukiiyo a écrit:
Mais qu'est-ce que j'envie les Allemands et leur système éducatif ! 
Étant en ce moment en Allemagne, je peux t'assurer que le système a pas mal de qualités au niveau des options 'à la carte', surtout que les classes sont bien moins chargées qu'en France et que l'oral est privilégié.
Mais je le trouve plutôt élitiste : seuls 20% des élèves (ceux qui vont au Gymnasium) arrivent, en bossant toutes leurs après-midis, à avoir l'Abitur (bac allemand).
Les 80% restants sont dispersés dans différentes écoles à différents niveaux : Real-, Haupt-, et Sonderschule, ils n'auront pas accès à l'Abitur, seulement à un diplôme plus ou moins important qui n'a, d'après ce que je sais, aucun équivalent en France (c'est bête pour un gosse de la Real qui veut aller faire ses études en France).
Mais arrêtons-là le HS et penchons-nous sur le cas français.
1) Vérifier le potentiel du corps enseignant chaque année.
Je sais très bien qu'être prof n'est pas vraiment une partie de plaisir, mais j'ai du mal à encaisser les physiciens et autres traducteurs frustrés qui se sont rabattus sur le métier de prof car ils n'étaient pas à la hauteur. En général, ce genre de personnes détestent les jeunes et passent plus leur temps à nous démontrer qu'ils sont meilleurs que nous (c'est un fait) plutôt qu'à nous apprendre quelque chose. Je sais de quoi je parle ; un bon cinquième des profs que j'ai eus font partie de ces gens-là.
2) Réduire le temps passé dans le lycée.
Si j'en crois l'article de Libé, Sarkozy voudrait s'en occuper :
Les horaires d’enseignement disciplinaires seront réduits, l’argument étant notamment que les lycéens français sont parmi les plus chargés d’Europe sans avoir pour autant les meilleurs résultats.
C'est pas plus mal, depuis le temps qu'on en avait besoin ;_;
3) Créer une école pour élèves à facilités mal réparties, à l'image de la 'Gesamtschule' allemande.
J'explique : en troisième, je suis très forte en espagnol et très nulle en maths, si bien que mon niveau d'espagnol est niveau seconde et mon niveau de maths niveau BEP. Au lieu de faire des concessions et d'aller soit en BEP où je m'ennuierais en cours d'espagnol et où mon diplôme ne sera pas d'un niveau très élevé en dépit de mes qualités ; soit d'aller en seconde où je me ratatinerai en maths et physique, je vais à la 'Gesamtschule' où mes cours d'espagnol sont niveau seconde et mes cours de maths niveau BEP. Bien sur, mes diplômes seraient à l'image de mes capacités : un bac d'anglais et un BEP pour les maths (je suppose que c'est pas possible pour le moment, mais je propose juste
)
4) Réduire les effectifs dans les classes (=Arrêter de licencier).
Et dire que l'Éducation Nationale licencie parce que leurs statistiques montrent qu'il y a trop d'instits... En même temps c'est normal s'ils comptent les éducateurs spécialisés au même titre que les autres enseignants. Ca me fait vomir. Si ça continue comme ça, bientôt, il y aura 50 élèves de CP pour 1 enseignant... Ca promet pour l'apprentissage de la lecture et de l'écriture.
5) Renforcement du travail personnel.
Pour cela, les élèves doivent apprendre à être autonomes, à faire des exercices là où ils n'ont pas compris sans que le prof ne le demande ni même ne regarde si le travail a été fait. Par la même occasion, sortir du placard les cours de soutien mutuels ou, à défaut, encourager les 'séances d'aide mutuelle' (X est bon en maths, Y en français, X aide Y en maths et vice-versa. Pas forcément dans l'enceinte du lycée).
6) Multiplier les échanges avec des écoles étrangères et choisir avec un soin tout particulier les professeurs de langues.
Comme je l'ai déjà dit plus haut, certains profs semblent prendre leurs élèves pour leur public ; d'autres, en particulier les profs de langues, semblent ne pas vouloir se décarcasser pour apprendre une langue étrangère aux petits français : la plupart se limitent à l'apprentissage par coeur les verbes irréguliers et des déclinaisons, se souciant très très peu de la prononciation et défendant bec et ongles leurs manuels inefficaces. Étant la première de ma classe en anglais, je pensais être à mon aise ; mais devant le niveau d'anglais de mes camarades allemands, je n'ai qu'à tirer mon chapeau et le manger.
7) Sensibiliser les élèves à l'environnement, les initier à la politique et au droit.
Même si le premier point est plus ou moins abordé dans la demi-heure par semaine (!) d'Education Civique, Juridique et Sociale. Personellement, j'ai étudié en une année un seul thème : le tri des déchets. Évidemment, je suis à présent bien informée sur le sujet, mais qu'en est-il des deux autres thèmes ? J'ai 15 ans et ne peux pas faire la différence entre le RPR et l'UMP, tout comme j'ai mis beaucoup de temps à assimiler le rôle de la Cour de cassation. Devrais-je apprendre ces notions en me brûlant les doigts ?
8) L'informatique comme tue-l'ennui.
Changer les traditionnels exposés en présentations PowerPoint, faire plus d'exposés (individuels ou à plusieurs), et familiariser les professeurs à l'utilisation de l'informatique.
9) Avoir une heure pour parler de la (des) religion(s) et des actualités.
D'un premier côté, parler de la (des) religion(s) me semble important, car même si ce n'est plus trop 'à la mode', cela fait quand même partie de notre société ; et d'un autre côté car j'ai trop souvent l'impression que les jeunes vivent dans un cocon ; je pense que leur parler de ce qui se passe autour du monde ne leur ferait pas de mal. En quelque sorte, les 'préparer' au 'monde extérieur' pour que le passage de l'adolescence à l'âge adulte soit moins brutal.
10) Instaurer un règlement vestimentaire.
Serafina en a déjà parlé plus haut.
Pour moi, il s'agit d'interdire les vêtements trop légers et peu appropriés à un lieu d'apprentissage tels que les mini-jupes, les décolletés plongeants, pantalon descendu jusqu'au calbut' et autres strings qui dépassent. On est dans une école, pas à Pigalle...
Je vais en L l'année prochaine, mais en sachant déjà ce que je veux faire plus tard. C'est ce qu'on m'a recommandé de mieux...